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UN VRAI CONTE DE FÉE ! la dé-métropolisation au secours des territoires ! Vu de Perpignan, Tarbes, Decazeville et Cahors

UN VRAI CONTE DE FÉE ! la dé-métropolisation au secours des territoires !
50 villes sélectionnées dont pour la région les villes de Tarbes, Cahors, Mende Decazeville et Perpignan pour accueillir des services des Finances Publiques de Paris ou de métropoles...Mais concrètement ?

Le communiqué de presse du 30 janvier de la CGT Finances Publiques

Gérald Darmanin et la DGFiP ont dévoilé les 50 villes sélectionnées pour recevoir des services de Bercy "dé-métropolisées". Gérald Darmanin s’est ensuite empressé de communiquer par voie de presse "l’excellente nouvelle" en osant affirmer que cela répondait aux attentes fortes de nos concitoyens de plus de services publics en territoire...

Le cas de Tarbes

Dans la foulée, on a pu lire que le maire de Tarbes se félicitait de cette décision à laquelle il aurait fortement contribué en défendant le dossier. Un vrai conte féerique que toute cette belle histoire...

En effet, comment ne pas avoir à l’esprit les destructions massives d’emplois subies dans le département des Hautes-Pyrénées depuis 20 ans et la casse programmée des missions et des structures de proximité , plus connu sous le vocable de Nouveau Réseau de Proximité ( Nouveau Réseau Désertifié si l’on voulait l’appeler par son vrai nom) .

En vingt ans ce sont 200 emplois qui ont été rayés de la carte dans notre administration sur un département et une ville dont le taux de chômage atteint des records nationaux... et que la fréquentation de nos services n’a jamais été aussi importante, notamment avec le prélèvement à la source......

Il suffit de se rendre au SIP de Tarbes pour en faire le constat avec une dégradation évidente des conditions de travail des agents ........ nos services sont de plus en plus dans un état catastrophique et il est d’une malhonnêteté totale que de laisser croire aux contribuables que l’arrivée de services parisiens ou de grandes métropoles pourrait peut être améliorer la situation...

Encore moins laisser croire qu’ils recevraient peut être du public ! Les services qui arriveront à Tarbes seront tout sauf des services de proximité, ce seront des services de Paris -ou de grandes métropoles- de directions nationales spécialisées ou encore de bureaux de Bercy. Ils ne sont en aucun cas destinés à renforcer les services locaux. La seule certitude que nous avons est qu’ils continueront d’exercer "à distance" les missions bien souvent à compétence nationales qu’ils ont actuellement.

Alors que toutes les trésoreries du département sont sur la sellette à partir de 2021 alors que les Maisons France Service contribuent à accentuer la pénurie de personnels dans les services et qu’elles ont été présentées comme un renforcement de notre présence en territoire ( à noter que le directeur départemental s’était targué en préfecture que les MFS n’affecteraient en aucun cas la marche des services et ne monopoliseraient pas d’agents des finances publiques alors que....... c’est rigoureusement le contraire...... la mauvaise foi renouvelée ne nous étonne plus !) , cette annonce de dé-métropolisation est à l’image de ce gouvernement : de la com’ avant tout... même si rien n’est arrêté car la question concrète des services amenés à être délocalisés sera discutée seulement dans les mois qui viennent avec les représentants du personnel ! C’est un peu comme la réforme des retraites où les députés seront amenés à voter sans connaître le projet global puisque 29 sujets seront traités plus tard par ordonnance !

Tout pour la COM et tout pour la casse des services publics et de l’Etat social en passant en force quelles qu’en soient les conséquences politiques et sociales pour le pays.

le cas de Decazeville

Decazeville. Bonne nouvelle ou trompe-l’œil ?

Les réactions sont mitigées après l’annonce mercredi par le ministère de l’Action et des Comptes publics de délocaliser des services de Finances publiques dans des villes moyennes et des petites villes dont Decazeville.

Rien n’est encore arrêté mais le chiffre d’une cinquantaine de postes est évoqué. Autant d’agents et le cas échéant leurs familles, pourraient ainsi être déplacés de grandes villes vers l’Aveyron et plus précisément à Decazeville.

Les syndicats aveyronnais des Finances publiques sont beaucoup plus sceptiques voire sévères. Parmi eux, Jean-Claude Vernière (secrétaire départemental Solidaire Finances publiques). Jeudi, lui, mais aussi Damien Ichard (FO) et Richard Pons (CGT) ont rencontré Jean-François Galliard à propos de la charte d’engagement du nouveau réseau de proximité des Finances publiques dans l’Aveyron.

"Du saupoudrage, un illogisme sans nom"
L’annonce ministérielle ? "Du saupoudrage, d’un illogisme sans nom. On va délocaliser des services parisiens mais en même temps on détruit 12 trésoreries, 3 services d’impôts aux particuliers dont Decazeville, et 3 services d’impôts aux entreprises. On supprime le service de publicité foncière de Millau en juin 2020 ; le cadastre de Rodez.

Decazeville a vu la suppression du service impôt aux entreprises le 1er janvier 2018. Puis ce sera la suppression du service comptabilité de l’hôpital de Decazeville au 1er janvier 2021. Toujours le 1er janvier 2021 sera supprimé le service impôts aux particuliers (actuellement 5 agents + un responsable). La direction a voulu rassurer les élus en promettant le maintien d’une antenne jusqu’en 2026. Mais on sait bien que maintenir seulement un ou deux agents conduira à un engorgement, du burn-out et à des dysfonctionnements, des conditions de travail délabrées qui justifieront ensuite une suppression.

Seule la trésorerie n’est pas touchée mais au contraire absorbera les trésoreries de Montbazens et de Marcillac.

On ne sait pas quel service viendrait à Decazeville. Même si cela se concrétisait, il faut savoir que les services délocalisés sont des services cloisonnés, qui ont des missions, et n’ont pas de contact avec le public. Faut-il encore que les agents acceptent de venir à Decazeville.

https://www.ladepeche.fr/2020/02/01/bonne-nouvelle-ou-trompe-loeil,8702348.php?fbclid=IwAR18JUZdFWGvc-iAr-vLu7UBLqBlkZh6JU0xisr1pg81Oasos5smFU1l8g0

le cas de CAHORS

Communiqué de presse de la section CGT Finances 46

le cas de PERPIGNAN

Dans la foulée, on a pu lire que le maire de Perpignan se félicitait de cette décision à laquelle il a fortement contribué en défendant le dossier. Le député Romain Grau fait de même en disant avoir œuvré directement auprès de M Darmanin pour que Perpignan soit retenu ! Un vrai conte féerique que toute cette belle histoire...
Au delà de ces annonces en période d’élections municipales, nous aurions aimé que les différents responsables politiques de tout bord, soient aussi empressés de défendre l’emploi lorsqu’il n’y a pas d’échéances électorales. Il faut savoir que Perpignan et l’ensemble du département ont perdu 200 emplois dans notre seule administration depuis 2009 (16 nouvelles suppressions en 2020 !). Deux cents emplois en moins sur un département dont le taux de chômage atteint des records nationaux... et que la fréquentation de nos services n’a jamais été aussi importante, notamment avec le prélèvement à la source, mais également le retard énorme de services ayant connu des suppressions d’emplois massives : Exemple de retard : une personne ayant vendu sa maison en 2018 continuera en 2020 de recevoir le foncier... C’est ça l’état actuel catastrophique de nos services et il ne faut à aucun moment laisser croire aux contribuables que l’arrivée de services parisiens ou de grandes métropoles pourrait peut être améliorer la situation... Encore moins laisser croire qu’ils recevraient peut être du public ! Les services qui arriveront à Perpignan seront des services de Paris -ou de grandes métropoles- de directions nationales spécialisées ou encore de bureaux de Bercy. Ils ne sont en aucun cas destinés à renforcer les services perpignanais. La seule certitude que nous avons est qu’ils continueront d’exercer "à distance" les missions bien souvent à compétence nationales qu’ils ont actuellement. Alors que toutes les trésoreries du département sont sur la sellette à partir de 2021 - ce qui éloignera l’usager de notre service public - alors que le leurre des Maisons France Service (qui ne seront que des coquilles vides) avait été annoncé comme un renforcement de notre présence en territoire, cette annonce de dé-métropolisation est à l’image de ce gouvernement : de la com’ avant tout... même si rien n’est arrêté car la question concrète des services amenés à être délocalisés sera discutée seulement dans les mois qui viennent, bien après les municipales, avec les représentants du personnel ! C’est un peu comme la réforme des retraites où les députés seront amenés à voter sans connaître le projet global puisque 29 sujets seront traités plus tard par ordonnance !
Par contre, on peut constater que cette annonce tombe à pic comme un secours appréciable pour les candidats "en marche" dont la campagne électorale ne décolle pas vu le contexte social explosif des retraites !

L’intersyndicale Cgt, Solidaires, Fo des Finances Publiques 66 pointe fortement la contradiction entre l’engagement fait aux maires et l’engagement fait aux agents des métropoles :
Le ministère assure en interne aux 2500 collègues éventuellement concernés par un départ vers la province que ce sera du « gagnant-gagnant » pour l’Etat et pour les personnels. L’administration assure qu’il n’y aura aucun départ contraint ! On peut donc s’interroger quand, par exemple un service parisien de 50 personnes sera ciblé pour aller à Perpignan et qu’il n’y aura aucun agent volontaire au départ ! Qui va alors pourvoir les postes ? Les agents des Pyrénées Orientales qui sont déjà en sous effectif ? Ou alors, il n’y aura que deux ou trois agents qui arriveront réellement et qui travailleront à distance pour leur service qui restera en métropole . Personne n’en sait rien. Ce n’est pas sérieux et la manipulation induite par cette annonce n’est pas respectueuse.
Il ne peut y avoir qu’une politique républicaine sur ce sujet : c’est d’adapter les emplois et les moyens aux besoins des populations et non de tout fermer puis ensuite de communiquer, de communiquer, et de communiquer avec des politiques au rabais que sont les Maisons France Service et cette dé-métropolisation qui n’a vraiment rien avoir avec un quelconque rapprochement des administrations vers les concitoyens puisque les services concernés encore une fois resteront sur leurs missions antérieures bien spécialisées.

L’intersyndicale va communiquer dans les médias (on devrait avoir Fr3 demain !) pour démentir ce nouvel enfumage.

Article publié le 30 janvier 2020.


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